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Racines historiques
Le "style" de Karate-do «
Shotokai » prit naissance dans les années 1960, quelques années après la mort du
fondateur du style « Shotokan », Funakoshi Gichin Ō Sensei. Shigeru Egami Sensei
fut le Directeur Technique de l'Association SHOTOKAI dont le Président était
Hironishi Sensei.
Dans l'association SHOTOKAI au
Japon il y a toujours aujourd'hui deux tendances techniques, celle orthodoxe du
Shotokan de Maître Funakoshi Gichin et celle créée par son élève Egami Sensei
qui repensa complètement sa pratique pour en faire un style.
Ce style a été introduit en
France en 1965 par les instructions manuscrites d'Egami Sensei dans une lettre
contenant les nouvelles formes de pratique créées par lui
Cette lettre nous a été remise
par le karatéka, Olivier Perroy, qui avait un 4ème dan délivré par
Maître Egami. Il revenait du Japon et nous apporta les nouvelles techniques lors
d'un stage en Avignon avec Bassis Sensei. Pour éclaircir ce qui précède, on
trouvera ci-après le contenu d'une lettre relatant les circonstances de
l'introduction du style de Maître Egami à ce stage en Avignon.
La Lettre de Jacques Causon,
1999
(Jacques Causon (élève de
Bassis) était l’initiateur des premiers stages Shotokai en Avignon à partir de
1965)
Karate-Do Shotokai Egamiryu®
Bien que le nom « Egamiryu®
» n'ait jamais été employé avant, A. Schneider, en tant que Directeur Technique
et créateur de l'AKSER, a décidé de mettre cette appellation en avant et dans la
pratique et dans les écrits.
Il y a eu et il y a toujours
plusieurs professeurs Japonais et non japonais qui se réclament du style «
Shotokai ». Toutefois ayant pratiqué durant plusieurs séjours au Japon, tant
avec les universitaires qu'avec les autres groupes, sur les conseils d'Egami
Sensei, le Professeur A. Schneider a constaté certaines déviations des
pratiquants du style Shotokaî créé par Egami.
C'est sur la recommandation
d'Egami Senseî qu'il a rencontré souvent au Japon et avec qui il a eu la chance
de participer à un des derniers stages supervisé par le Maître, qu'il a suivi
les entraînements du groupe d'Usami Sensei qui, à son avis reflète et la
gestuelle et la technique les plus rapprochées du style créé par Egami Sensei.
C'est sur ce qui précède que
le style pratiqué au sein de l'AKSER se recommande du karaté-do « SHOTOKAI
EGAMIRYU® Les professeurs qui ont amené A. Schneider à cette détermination
et parmi lesquels figurent Harada Sensei (qui est un des derniers élèves de
Funakoshi Gîchîn Sensei qui lui a délivré le 5ème dan et dont il fut pendant
plusieurs années l'assistant), qui lui fit découvrir la technique Shotokai , et
à qui il doit le fait d'avoir pu s'entraîner plusieurs années de suite au Japon
d'une part et Bassis Sensei qui fit naître en lui la fibre de l'esprit Budo des
anciens samouraïs d'autre part, furent ses guides dès 1964.
Usami Sensei qui le
perfectionna dans l'efficacité de la technique sans oublier, bien sûr, Egami
Sensei lui-même qui lui prodigua à chacune de leur rencontre des conseils d'une
valeur inestimable, ont forgé en lui le désir d'appeler le style Shotokai de
l'AKSER: « SHOTOKAI EGAMIRYU ® » en souvenir de son créateur et pour se
démarquer de certains groupes, qui à son avis, ont différemment assimilé
la pensée d'Egami Sensei. Ceci n'est pas une critique mais une simple
constatation.
Dirigeant depuis des années
des stages en Afrique, Espagne, Grèce et autres pays A.Schneider essaye
d'apporter son écot au karaté-do, et redonner ce qu'il a reçu aux adeptes qui le
souhaitent.
Détenteur du grade de
5ème
dan Shotokaï EGAMIRYU® et étant également 6ème dan de
la FFKAMA (Fédération Française de Karaté), A. Schneider a atteint un niveau
d'expert et de maîtrise assez avancés pour promouvoir le style « SHOTOKAI EGAMI
RYU® ».
L'AKSER organise chaque année
1 stage international, 1 stage national et des stages régionaux ainsi que
des séminaires d'études réservés aux professeurs, leurs assistants et les
ceintures noires.
Un des principaux buts de
l'association est la recherche sur les arts martiaux afin d'en pérenniser la
progression et de les sortir du cadre figé actuel. Notre pratique, outre le
karaté do de Maître Egami, s'étend également au Bo- jutsu (art du bâton long) et
au Ken jutsu (art du sabre) ainsi qu'à un des aspects du karaté-do longtemps
ignoré dans la majorité des dojos, parce que non connu des instructeurs : le
Goshin Karate (Self-défense Karaté).
Nous sommes ouverts à tout
contact concernant le Budo excluant toute critique ou polémique auxquelles nous
ne répondrons pas dans ces pages qui seront réservées uniquement à une
information permanente de notre pratique et de nos stages et manifestations.
Notre Directeur Technique est
à la disposition de tout club ou association qui désirent l'inviter pour
l'organisation d'un stage ou séminaire.
Il suffit de nous contacter :
aschne9846@aol.com
ORIGINE DE L’INTRODUCTION DU KARATE-DO EGAMIRYU® EN FRANCE ET EN EUROPE.
Lettre écrite par Jacques
Causon, présent au stage d'Avignon en 1965 lors de la venue d'Olivier Perroy.
Jacques Causon est décédé en 1999 lors d'un accident de voiture et la disquette
contenant cette lettre est à ce jour en possession de l'AKSER.
Au printemps 1965, nous étions
à Valence pour assister à un stage de 3 jours dirigé par Marc BASSIS. J'essayais
alors de délocaliser le plus possible les stages primitivement organisés en
Avignon pour en faire profiter les dojos que certains de mes élèves avaient pu
ouvrir. Au cours de ce stage, nous reçûmes un appel téléphonique d'un brésilien
d'origine française, Olivier Perroy. Celui-ci revenait d'un séjour au Japon,
avec son épouse, pratiquante elle aussi. Il appelait depuis Rome et demandait
que nous attendions son arrivée à Valence, car il avait des choses extrêmement
importantes à nous transmettre. Se relayant jour et nuit au volant d'un Kombi
Volskwagen, le couple arriva à temps à Valence. Là, Olivier Perroy nous dit
qu'il était chargé par EGAMI Senseï, élève direct de FUNAKOSHI O'Senseï, et
professeur d’HARADA Senseï, de nous montrer la nouvelle façon de pratiquer que
celui-ci avait développée à partir de l'enseignement d'O Senseï. En quelques
heures, Olivier PERROY nous montra en effet un changement radical, d'un karaté
puissant et rapide certes, mais saccadé, crispé, et pour tout dire « militaire
», vers une forme plus fluide, encore plus basse sur ses positions, aux attaques
pénétrantes plutôt que percutantes, balles de fusil plutôt que masse d'armes, se
prolongeant quasi à l'infini à travers l'adversaire, le tout dans des
déplacements souples, véloces et sans discontinuité.
A la fin de cet entraînement,
qu'Olivier PERROY savait devoir être unique, et au cours duquel il
était condamné à tout nous transmettre d'un seul coup, nous étions tous
exténués, mais enthousiastes et conscients qu'un chemin plein de progrès s
'ouvrait devant nous. Merci encore à lui ! Cependant, lorsqu'avant le salut
final , il nous dit d'une façon solennelle qui cadrait si peu avec la
gentillesse et la sollicitude dont il avait fait preuve jusque là, qu'il nous
était dévolu la mission, à partir de ce seul entraînement, de nous mettre en
situation de pouvoir montrer à HARADA Senseï la nouvelle route deux ou trois
mois plus tard, à Grange Farm, nos sentiments devinrent beaucoup plus
contrastés... Les mois qui suivirent furent la période à la fois la plus folle
et la plus enrichissante qu'il ait été donné à notre groupe de vivre. Chacun
dans son dojo, Bassis à Paris, nous à Avignon, Schneider à Nancy, nous
retrouvant le plus souvent possible, travaillant comme des damnés, soutenus dans
notre effort par les merveilles que nous découvrions à chaque pas, nous nous
préparâmes. Un jour donc, à Grange Farm, vers la fin du stage, après
l'entraînement de l'après-midi, Marc Bassis dit à Harada Sensei que nous avions
quelque chose à lui montrer, et que nous souhaitions un entraînement spécial, en
petit comité si possible.
Dans la soirée, une poignée
d'entre nous, dans une pièce retirée, suivant Marc Bassis, pratiqua devant
Harada Senseï, seul, immobile et muet. Cela dura, je ne sais plus, une heure,
deux peut-être. Il n'y avait plus de temps, plus de fatigue, plus
d'appréhension... Notre petit groupe, en osmose totale, délivra, sans seconde
chance, ce que nous avions pu faire nôtre du message transmis par Olivier Perroy.
Le lendemain, à l'entraînement du matin, Harada Senseï avait changé son Karaté.
Jacques CAUSON Mai 1999
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